Au sein de la police nationale et de la gendarmerie nationale, il existe des unités spécialisée dans la police technique et scientifique.
Dans la police ces Techniciens en Identification Judiciaire sont regroupés dans un service qui se nomme l' Identité Judiciaire. Dans la Gendarmerie, ces techniciens font soit partie intégrante d'une unité de recherche, soit regroupés sur une plateforme.
Ces spécialistes ne sont jamais les premiers sur les lieux, mais interviennent en renfort des unités de terrain.
Ils sont dotés de matériels transportable et performants leur permettant de répondre toutes les situations :
- photographie
- révèlement et prélèvement d'empreintes digitales
- détection d'explosifs
- recueil et conservation d'indices biologiques (ADN....)
- matériels divers
- un laser portable de détection de traces et indices
- détecteurs de métaux....
MISSIONS
Si la mission dépasse les prérogatives des unités de terrain, ces derniers ne réaliseront que le gel des lieux afin que personne e puisse modifier la scène de crime. Ensuite, interviennent les spécialistes de la Police Technique et Scientifique qui réaliseront les missions qui leur incombe.
1- Mesures conservatoires
La première mission et la plus importante est de figer la scène de crime, tant qu'aucune opération de constatation n'ait débutée. C'est la mission la plus importante, car toute intrusion sur cette scène peut entraîner un apport de traces n'ayant aucun rapport avec le crime, mais surtout une destruction de traces ou indices qui seront alors irrémédiable et de ce fait, empêcher la manifestation de la vérité.
Dans ce but, toute personne doit être interdite d'approcher une scène de crime, si ce n'est pour porter secours. Dans ce cas présent, tout devra être scrupuleusement détaillé dans un procès verbal. Afin d'interdire l'accès à cette scène de crime, il est nécessaire pour les premiers enquêteurs sur place d'effectuer le gel des lieux. Ce périmètre de sécurité ne doit pas se borner seulement au corps du délit, mais doit élargit. Ceci, car aux abords de la scène de crime peut être observer des traces et indices tel que des traces de pas, de pneus, de sangs ...
L'OPJ en charge de l'enquête a pour mission de veiller à conserver l'intégrité de la scène de crime. Pour l'aider dans cette mission, le Code Pénal poursuit les personnes non habilitées qui pourrait modifier une scène de crime, sauf si cette modification a été opérée pour porter secours à la victime.
2- Etat des lieux.
Fixer la scène de crime par des vues photographiques, mais aussi consigner la description de l' état des lieux dans un Procès Verbal de transports constatations et mesures prises.
Il faut adopter la technique de l' entonnoir, en faisant une description d' un plan général à un plan particulier, pour finir au corps du délit et à ses détails. Les détails, traces et preuves sont photographiés avec une bande millimétré à leur côté. La prise de vue est identique, large, puis rapproché. Certaines unités utilisent la vidéo comme méthode de fixation, qui présente bien d' avantages.
Un croquis à l' échelle doit être réalisée et sera annexée à la procédure. Il permettra de connaître avec précision l' emplacement du mobilier et la situation des traces, indices, preuves, corps du délit, victimes ...
En extérieur, il est nécessaire de s' exécuter comme pour les accidents de la circulation routière en prenant des points fixes et en matérialisant ces derniers sur le croquis.
Il est nécessaire que cette mesure soit la première étape, car l' application des matériaux permettant la révélation d' empreintes et d' indices peut provoquer des dégradations irrémédiables.
3- Collecte des traces, indices et preuves.
Certains sont apparents, d'autres invisible à nos yeux. Il est alors nécessaire de les rechercher par l'utilisation de matériels ou de produits afin de les révéler. L'exploration de la scène de crime ne dit pas être faite avec précipitation, mais doit être l'œuvre d'un travail méthodique et soignée et ceci aussi bien sur l'état des lieux, que sur le corps du délit.
Dans un premier temps, une simple observation générale suffit, puis elle se précise au fur et à mesure en se focalisant élément par élément.
Dans un second temps, il sera utilisé des procédés de révélation si aucune traces n'ont pu être relevée préalablement. Ainsi, certains indices non apparents à l'œil nu peut être rendu apparent et de ce fait relevés : Taches de sperme, salive ou traces de doigts, peuvent être rendus visibles par fluorescence.
Des traces sur le sol, moquette ou tapis, peuvent être rendus apparents par exemple avec un rayonnement laser, mais bien d'autres méthodes existent encore.
La révélation d'empreintes digitales sont principalement issus de méthodes mécaniques ou chimiques.
La méthode la plus usitée est la révélation d'empreintes digitales par le saupoudrage aux pinceaux à l'aide de poudre d'aluminium ou le magnabrush. Cette méthode s'utilise sur des surfaces lisses et sèches. Des méthodes différentes seront utilisées pour la recherche d'empreintes digitales sur des supports ou dans des conditions autres.
Des techniques plus onéreuses existent pour certains supports où les méthodes précédentes sont rendues impossible à cause du support à exploiter.
4- Examen du cadavre.
L'analyse du cadavre revêt 3 préoccupations principales :
S'attacher à situer exactement la position du corps par rapport à la scène de crime, mais également tous les éléments de cette scène.
La description de tout ce que porte le cadavre, tel que la tenue vestimentaire, objets, bijoux, papiers. Il est nécessaire de les décrire minutieusement en
les consignant dans un PV.
En dernier lieu, il est nécessaire d'inspecter le corps et d'y localiser : blessures, traces .. en n' oubliant pas de mentionner dans le PV, la taille, l'aspect et caractéristiques de celles-ci. Par la suite, des recherches et prélèvements sont opérés sur le cadavre. Cette opération peut avoir lieu sur place ou à l'Institut Médico -Légal. (I.M.L.) Cette opération est surtout effectuée dans les cas où la scène de crime laisse présagée qu'il y a eu lutte entre la victime et l'agresseur.
Ces prélèvements peuvent être :
- le curage des ongles
Il existe une multitude de mode opératoire et de circonstances entourant les faits. Il n'existe donc pas de liste exhaustives, mais les plus fréquents sont :
arme à feu,empoisonnement, arme blanche, objet contondant, étranglement, noyade, immolation
Ces méthodes criminelles peuvent avoir été mises en œuvre pour des mobiles divers et variés. Il est donc nécessaire de relever certaines traces et indices sur la scène de crime :
- Traces biologiques
Sang, sperme, salive, sueur, urine et mucus.
Il apparaît parfois difficile à déceler ou mélanger à d'autres substances, l'objet est saisi et confié au laboratoire qui en fera l'analyse.
- Débris organiques
poils (quel que soit leur provenance anatomique), cheveux, fragments de chair, épiderme, ongle, os...
- Matériaux indiciaires
Il s'agit de matières pouvant s' être déposées sur le sol ou autre support.
Terre, boue, sable, plâtre et bien d'autres matières ....
Textiles : vêtements, morceaux de tissu, fils, corde, ficelle ...
Les enduits : peinture, mastic, rouge à lèvre.
Débris métalliques ou de bois : poussière, écailles, rognures ...
Ce qui peut permettre de déterminer que l'on a affaire à un suicide et non à un crime.
Cela permet aussi de localiser le lieu où le crime a été perpétré, par l'analyse de la terre sous les semelles de chaussures.
- Les résidus de tir
Il s'agit de particules microscopiques résultant d'un tir et qui se déposent à proximité immédiate de l'arme utilisée. Ce résidus de poudre sera localiser principalement sur les mains et les parties du corps à proximité, puis les vêtements.
De la poudre peut également être trouvé sur une personne se trouvant proximité du tireur. La méthode de prélèvement est un petit tamponnoir dont la surface adhésive retiendra les petites particules, puis sera envoyer en laboratoire d'analyse.
- Traces instrumentales
Il s'agit d'objets se trouvant sur la scène de crime :
objet disjointant : pinces monseigneur, burin, tournevis ...
objet cisaillant : cisaille, sécateur ...
perforant, percutant ou térébrant : mèche ...
- Traces de pneumatiques
- Traces individuelles
Il s'agit de traces générées par l'homme, tel que :
- traces de pas
- traces dentaires
- traces laissées par les ongles (griffures)
- traces de doigts ou laissées par la main.
Les armes et les projectiles
Il existe les armes blanches ( couteau ...), mais aussi des armes par destination (marteau ...).
Les armes à feu qu'elle soit de poing ou d'épaule, mais aussi leurs projectiles.
Quel que soit le lieu de découverte de cet arme, il est nécessaire de la manipuler avec précaution afin de pas détruire les traces et indices qui seraient susceptibles de s'y trouver.
Les douilles, ainsi que les balles sont adressées à la balistique afin qu'elles soient étudiées et analysées. Le lieu où elles sont encastrées, puis leur déformation et bien d'autres éléments sont analysées afin de déterminer l'angle de tir, la position du tireur ...
L'angle de perforation avec le couteau peut permettre de déterminer si le meurtrier est droitier ou gaucher, ou encore de déterminer ma manière d'opérer.
Chaque arme possède sa propre signature. Quand à l'analyse de la balle, celle-ci permet de faire le rapprochement entre ces 2 dernières.
L'emplacement des douilles, leur nature, la trace laissée par le percuteur peut permettre de reconnaître la signature d'une catégorie d'arme.
- Les explosifs et engins incendiaires
La matière explosive peut se présenter sous plusieurs formes :
- poudre
- pâte
- granulés
- gel
Si cette matière a explosé, il convient de rechercher le point d'origine de l'explosion. Ce point se nomme le cratère. Une fois localisé, il convient de prélever les débris autour de celui-ci afin de fournir des éléments pour permettre la reconnaissance de l'engin explosif.
Pour les engins incendiaire, il existe une grande diversité d'éléments permettant de renseigner les experts sur la nature de l'incendie et la MANOP (manière d'opérer)
En premier lieu, il convient de déterminer l'origine de celui-ci en localisant le foyer. Y a-t-il un accélérateur ou seulement des matières combustibles. Certains éléments peuvent permettre de répondre à cette réflexion :
couleur des flammes, vitesse de propagation ...
IDENTIFICATION HUMAINE
- L'empreinte digitale
Elle est le moyen le plus sur et le plus répandu à travers le monde pour s'assurer de l'identité d'une personne. Elle est aussi une des méthodes les moins onéreuse.
Le dessin épidermique est immuable. Il se forme au cours du 4 ème mois de vie intra-utérine et n'évolue plus tout au long de notre vie.
La variété du dessin épidermique est telle, qu'il est impossible d'en trouver 2 similaires. Ce caractère le rend donc unique.
Il existe un fichier national automatisé dans lequel se trouve toutes les empreintes digitales : le FNAED (Fichier National Automatisé des Empreintes Digitales)
Il permet de comparer un catalogue d'empreintes digitales trouvées sur une scène de crime et celles de délinquants ou personnes ayant déjà été soumise à ce relevé d'empreintes.
Il est nécessaire d'établir 12 signalétiques similaires entre les 2 comparaisons. (celle du fichier et la trace prélevée sur la scène de crime). Le nombre de 12, n' est pas une règle fixe, mais celui adopté par la France !!!!!
Ce nombre varie suivant les pays. Celui-ci peut varier de 8 à 17 points de concordance pour déterminer avec certitude la concordance.
- L'empreinte génétique
L' IDENTIFICATION POST MORTEM
- Les indices maxillo-dentaires
- La reconstitution faciale
LES OUTILS DE RECONNAISSANCE
- Le portrait robot
- Le fichier Canonge (informatisé)
Ce fichier, mis au point dans les années 1950, par un officier de police du même nom. Il appartient à la police Marseillaise et se nomme René CANONGE.
Il regroupe l'état civil, le signalement (taille, âge apparent, couleur de cheveux), signes particuliers (cicatrices, tatouages) et mode opératoire (VAMA, escroquerie ...), d'individus déjà arrêtés.
Tout ces descriptifs d'individus sont accompagnés de photographies.
FAIRE PARLER LA MATIERE
- étude des traces
- étude des faux
- reconnaissance des écritures (graphologie)
- balistique
- toxicologie
- biologie
- l' entomologie médicolégale
- les analyses physico-chimiques